Après l'atelier (1er février)

Hier soir, j'ai testé une super recette à l'Anacrouse. Je la partage avec vous !

- Placez 10 personnes en présence pour parler de l'absence
- Arrosez généreusement de vers de Robert Desnos ("J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille", et d'autres encore...)
- Amenez un climat de sereine créativité, afin que les stylos en viennent tout naturellement à gratter le papier
- Puis écoutez les présents et leurs absences palpables...

 

Nous avons ainsi assisté aux phénomène suivants : une ville géante se déplace dans un de ces corps, l'ordre extrême a remplacé la vie de famille, les fantômes sont eux-mêmes hantés, les copies de tableaux de Monnet laissent une trace des êtres adorés, les camions entiers de bière ne comblent pas le vide de l'attente, ce vide, si discret, comme un souffle qui envahit le cœur et emporte tout dans la lave de son volcan rugissant, celui qui génère des hallucinations olfactives persistantes, c'est un déchirement, le déchirement des vivants et des morts, enfermés dans leurs hauts murs...

C'était un atelier rare...

 

Photo : Robert Desnos photographié par Claude Cahun

 

 

 

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